L’hologramme est une technologie dont on parle depuis longtemps, qui pourtant n’est pas entrée dans notre quotidien sauf si l’on considère le cinéma en 3D avec des films comme Avatar, comme faisant partie de l’holographie.
Cependant, il y a des avancées techniques dans ce domaine.
Qu’est-ce qu’un hologramme?
C’est une représentation en trois dimensions, qui s’oppose à la photographie et aux film classiques en 2D.
On réalise généralement un hologramme en utilisant la lumière monochromatique d’un laser. Le faisceau laser est scindé en deux faisceaux, l’un dirigé sur la représentation en 2D, l’autre sur l’objet lui-même. L’interférence entre les deux faisceaux produit une image en 3D.
On restitue également l’image avec un laser.
Peut on interagir avec un hologramme?
Les hologrammes permettent de recréer une réalité virtuelle en trois dimensions, un décor à l’intérieur duquel on peut entrer. Mais serait-il possible de réellement interagir et voir le décor bouger en fonction de nos mouvements?
La réponse est oui et une démonstration en est donnée par cette vidéo.
Les boules rebondissent sur la main du sujet comme s’il appartenait à leur monde virtuel!
Pour réaliser cette interaction, les chercheurs ont utilisé une Wiimote et un matériel de leur conception produisant des forces à partir d’ultrasons.
Mémoire holographique
Les mémoires holographiques sont une réalité technique, et sont déjà commercialisées bien qu’à un prix prohibitif. Mais leur vitesse est celle des disques durs, et leur capacité peut atteindre 3900 giga octets, soit dix fois plus.

Stockage holographique
Le format HVD
C’est un standard que plusieurs sociétés tentent d’imposer. Il est normalisé sous le nom de ECMA-377 en tant que Information Interchange on Holographic Versatile Disc, d’où l’acronyme HVD.
Technologie
La technologie holographique permet d’enregistrer et lire un million de bits à la fois, alors que les techniques à laser classique n’enregistrent qu’un bit. Les données sont inscrites dans la masse du support et non à la surface sur une ou plusieurs couches.
Un laser bleu est divisé en deux faisceaux, le faisceau de signal qui transporte les données et le faisceau de référence. Leur intersection produit l’hologramme sur un médium sensible à la lumière grâce à une réaction chimique.
En faisant varier l’angle du faisceau de référence, on emplit le support en inscrivant l’hologramme sur des positions différentes.
Les données sont encodées dans le signal par le SLM (Signal Light Modulator) qui transforme les bits 0 et 1 en pixels lumineux ou sombres.
Ces données par la suite sont lues avec le faisceau de référence seul, qui se réfléchit dans l’hologramme et permet de reconstituer l’information. L’hologramme est projeté sur un détecteur qui lit des pages d’un million de bits à la fois.
La mémoire holographique dans le commerce
Le Tapestry est un lecteur de mémoire holographique commercialisé par la société Inphase. Les cartouches ont une capacité actuelle de 300 GO et une vitesse d’écriture de 20 mo/s et en lecture de 120 mo/s.
La vitesse d’accès aux données est inférieure à celle des clés USB 3.0 et avec un prix de lancement de 12000 euros, ce lecteur ne pouvait espérer qu’un marché marginal et le fait est qu’il n’a obtenu aucun succès commercial.
Il pourrait cependant ouvrir la voie à une technologie prometteuse si des procédés de fabrication moins coûteux sont trouvés.
Références
- Standard ECMA.
- Howstuffworks. Comment fonctionne le HVD (anglais).
- Vidéo explicative. (Anglais).
- Tapestry. Sur le site du fabricant.